Un Dieu qui se révèle – Oeuvre n°3

Homme-taureau associé au palmier, symbole de fertilité

Fragment du décor du temple d’Inshushinak, Dieu protecteur de Suse

(Suse, Elam, Iran actuel, vers 1150 avant J-C)

Homme taureau

La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour celui qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez. » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »

(Livre de la Genèse 3,2-5)

ENTREE

La frise à laquelle appartenait ce bas-relief devait exprimer aux visiteurs qui arrivaient dans le temple la bienvenue, la bénédiction du dieu et sa protection. Ce dieu, Inshushinak, assurait la fécondité et la prospérité, car il connaît les secrets de la vie. On venait au temple pour profiter de ses secrets grâce à des pratiques magiques.

LECTURE DE L’OEUVRE

Le personnage porte de longs cheveux tressés et une grande barbe, qui marquent sa divinité. Les yeux grands ouverts expriment la connaissance qu’il prétend avoir des puissances de vie. D’ailleurs, il tend la main et prend le fruit de l’arbre de vie.

Curieusement, dès le IXe siècle avant J.-C., un peuple entre en lutte, en son sein, contre les pratiques magiques destinées à capter le pouvoir des dieux. Il s’agit d’Israël pour qui nul ne saurait acheter Dieu. Ce qui ressemble à un marchandage avec Dieu est considéré comme une offense envers Celui qui prend soin de son peuple depuis toujours. La vocation d’Israël, c’est une attitude fondamentale de non-maîtrise du divin et de reconnaissance de l’amour de Dieu pour lui.

ECHO SPIRITUEL

Cet homme-taureau cherche visiblement à réveiller en nous le désir de puissance, à la façon du serpent dans le jardin d’Éden au début de la Bible. Ne me rappelle-t-il pas la façon dont aujourd’hui bien des publicités veulent me pousser à posséder toujours plus ?

Mais si, avec Dieu, tout commençait par la prise de conscience que jamais il ne me laissera tomber. Ai-je envie de risquer cette aventure de confiance ?

D’UNE OEUVRE A L’AUTRE

Au cœur d’une existence où notre situation semble bien précaire, nous cherchons une libération. Vient-elle au bout de nos efforts ou la recevons-nous comme un don inattendu? Dialoguons avec Mithra à ce sujet, au IIe siècle de notre ère.

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