Saint François d’Assise (1182-1226)

101 st francois - latium(Région de Rome, Italie, Vers 1225 – 1250)

 

« Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux »

(Évangile selon Saint Matthieu 5,3)

ENTRÉE

François d’Assise représente le retour au message de l’Évangile. Suite à l’échec de ses projets de gloire guerrière, ce riche et jeune bourgeois découvre une paix inattendue dans la proximité des plus exclus de son époque : les lépreux. Il choisit alors la pauvreté radicale, renonçant à tous ses privilèges familiaux.

Sa conversion commence devant un crucifix dans la petite église Saint-Damien. François choisit de rejoindre les souffrances du monde à la façon du Christ pauvre pour y faire advenir la conversion et la paix. À la fin de sa vie, à partir de 1224, sa communion à l’Évangile et au Christ s’exprimera par l’apparition sur son corps des stigmates, les plaies de Jésus sur la croix. Il meurt aveugle en 1226.

LECTURE DE L’OEUVRE

Saint François est immédiatement identifiable : il porte la bure simple de son ordre et, au lieu d’une ceinture en cuir, une corde à 3 nœuds (pour les 3 vœux religieux de pauvreté, chasteté et obéissance).

Il est totalement libre pour sa mission, selon les consignes de Jésus lui-même : « N’emportez rien pour la route » (Évangile selon saint Luc 9, 3). Marqué des stigmates, il sort du cadre du tableau, comme d’un tombeau, baigné dans la lumière divine.

Dans la main gauche, il tient un livre portant en abrégé un extrait de l’Évangile selon saint Luc : « L’Esprit du Seigneur est sur moi pour annoncer la Bonne Nouvelle de la vue aux aveugles » (Évangile selon saint Luc 4, 18). Jésus prononce ces paroles au moment d’inaugurer sa mission. Celle-ci se prolonge de façon exemplaire en saint François.

Sa main droite est ouverte pour accepter l’appel du Christ. Les stigmates montrent qu’il en a été profondément transformé, jusqu’à être uni totalement au Christ.

ECHO SPIRITUEL

101 st francois - latium - busteFrançois est séduit et attiré par la perspective de l’Évangile et la personne de Jésus. C’est un vrai « coup de foudre » qui le conduit à se donner totalement et à ne plus rien laisser entraver sa réponse d’amour.

Et moi-même, est-ce que l’Évangile rejoint un idéal pour ma vie ? Comment suis-je appelé à y répondre ? Est-ce qu’aujourd’hui encore, je suis touché par la liberté de ceux qui osent répondre de toute leur vie à l’amour du Christ et à son appel au service de l’Évangile ?